Tout savoir sur Vincent Alonzi, le fondateur de Trendtrack
Entrepreneur français né en 2000, passé du dropshipping à un logiciel qui annonce 600 000 dollars de revenus mensuels récurrents. Voici son parcours, ses sociétés, et surtout la différence entre les chiffres qu'il communique et ce qu'ils signifient réellement.
SaaSE-commerceTrendtrackBootstrap
Nom complet
Vincent Alonzi-Tertrais
Naissance
Juin 2000
Pseudo
BX, @Bixentee_
Activité
Trendtrack, Digifeel
Secteurs
SaaS, e-commerce, data
Fortune
Non publique
Tous les chiffres de cette page proviennent de Vincent Alonzi lui-même, de son équipe ou des podcasts qui le reçoivent. Aucun n'est issu de comptes audités publics. Ils sont présentés comme des annonces, pas comme des faits vérifiés.
Son parcours, étape par étape
2020 : le dropshipping, puis les marques
Il commence à entreprendre autour de 2020 et raconte avoir mis environ deux ans et demi à en vivre. Le dropshipping laisse place à un e-commerce plus classique et à la création de marques, sur lesquelles il revendique plusieurs millions de dollars de chiffre d'affaires.
2023 : SendShort, le premier logiciel
À vingt-trois ans, il lance avec Romain Cerezo un outil qui découpe les vidéos longues en formats courts, avec recadrage automatique, détection des visages et sous-titres. En mars 2024, ils annoncent environ 100 000 utilisateurs et 30 000 euros de revenus mensuels récurrents.
2024 : la revente
Il annonce publiquement avoir vendu SendShort, qu'il présente comme son premier exit dans le logiciel. Le montant n'a jamais été communiqué. C'est aussi l'année où il indique en être déjà à son troisième produit logiciel.
Trendtrack : d'abord une extension gratuite
Plutôt que de lancer directement un abonnement, l'équipe publie une extension Chrome gratuite. Elle dépasse 3 000 utilisateurs en quelques semaines, puis 20 000. La version payante n'arrive qu'après cette phase d'acquisition.
Une courbe annoncée en quinze mois
Environ 100 000 dollars de revenus mensuels récurrents en quelques mois, 250 000 au bout d'un an, puis 300 000, 370 000, 400 000, et le franchissement des 500 000 annoncé au quinzième mois. Fin août 2026, un membre de son équipe avance environ 600 000.
L'objectif affiché
Un million de dollars de revenus mensuels récurrents avant fin 2026, avec les États-Unis comme priorité de développement. Le tout sans levée de fonds : l'entreprise se présente comme entièrement autofinancée.
Ses activités aujourd'hui
Deux entreprises et un média, qui se nourrissent l'un l'autre.
Trendtrack
Une plateforme de veille concurrentielle pour l'e-commerce : boutiques Shopify, produits, publicités Meta et TikTok, sources de trafic, technologies employées. Exploitée par HVSCALE SERVICES - FZCO, à Dubaï. Une dizaine de personnes, aucune levée de fonds.
Le projet principal
Digifeel
Des plaques et cartes NFC pour les commerces physiques, adossées à une plateforme de gestion. Il revendique plus de 150 000 établissements équipés, et cite Renault, Quick, Hilton ou Décathlon parmi les enseignes. Structure française HV CORP, application opérée par DIGINNOVATE Inc.
Objet physique et logiciel
Podcast 100%
Des entretiens longs avec des entrepreneurs, media buyers et fondateurs d'agences, sur YouTube et Spotify. Il assume préférer la conversation approfondie au format qui fait des vues. C'est aussi un canal de visibilité pour ses produits.
Média
Ce qui explique la trajectoire
Trendtrack n'a pas démarré de zéro, et c'est le point le plus instructif de son parcours.
L'audience existait avant le produit
Il avait construit une communauté d'e-commerçants, notamment via l'écosystème 8Lab, avant même de lancer l'outil. Un membre de son équipe attribue à cette communauté les 20 000 premiers dollars de revenus mensuels.
Le gratuit avant le payant
L'extension Chrome gratuite a servi de porte d'entrée. Elle prouve l'intérêt, constitue une base d'utilisateurs et coûte moins cher à diffuser qu'une campagne publicitaire.
Le produit sans coder
Il dit ne pas être développeur et ne pas avoir écrit une ligne de code. Son rôle porte sur la vision produit, la distribution, le marketing et le réseau. La partie technique repose sur ses associés.
Sur le même terrain, Minea existait plusieurs années avant Trendtrack — la place n'était donc pas vide. La leçon transposable : une audience construite en amont transforme un lancement en distribution immédiate. Manoah Labranche a poussé le même raisonnement plus loin en abandonnant un accompagnement à 30 000 euros par mois pour concentrer son temps sur une plateforme. Marc Lou en montre la limite : plusieurs de ses produits ont échoué malgré une audience de centaines de milliers de personnes.
Sa présence en ligne
Relevés indexés publiquement, à prendre comme des ordres de grandeur.
X
Le compte @Bixentee_ réunit environ 23 000 abonnés. C'est son réseau historique dans l'écosystème e-commerce francophone.
LinkedIn
Environ 8 000 abonnés, où il publie surtout ses chiffres, ses enseignements et les évolutions de Trendtrack.
Instagram
Le compte @vincent.alonzi était relevé autour de 10 000 abonnés au printemps 2026.
YouTube
Podcasts, vlogs et coulisses de l'entreprise. C'est le support des entretiens longs.
Questions fréquentes
Quelle est la fortune de Vincent Alonzi ?
Elle n'est pas publique, et aucun chiffre sérieux ne circule. Il dirige des sociétés qu'il présente comme rentables et a réalisé une revente, mais le prix de cette revente n'a jamais été communiqué. Trendtrack étant autofinancée, aucune levée n'a fixé de valorisation, et sa part exacte au capital n'apparaît nulle part.
600 000 dollars par mois, c'est ce qu'il gagne ?
Non, et la confusion est fréquente. Le revenu mensuel récurrent est ce que l'entreprise encaisse chaque mois avant les salaires d'une dizaine de personnes, l'infrastructure serveur, le marketing, les commissions versées aux affiliés et les impôts. Ce qui arrive dans la poche du fondateur en est une fraction, dont le montant n'est pas public.
Ces chiffres sont-ils vérifiables ?
Non. Ils viennent de lui, de son équipe ou de podcasts qui le reçoivent. Aucun compte audité ne les confirme. Cela ne signifie pas qu'ils sont faux : c'est la norme pour une entreprise privée non cotée. Mais une annonce n'est pas une preuve, et il faut les lire comme telles.
Peut-on lancer un logiciel sans savoir coder ?
Son parcours montre que oui, à une condition : trouver un associé technique. Romain Cerezo était déjà présent sur SendShort avant Trendtrack. Sans cette compétence dans l'équipe, la vision produit et le marketing ne suffisent pas.
Pourquoi une société à Dubaï ?
Trendtrack est exploitée par une structure basée à Dubai Digital Park. Les raisons ne sont pas détaillées publiquement, et il serait hasardeux de les deviner. À noter que ses autres activités gardent des structures française et américaine.
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